GermanDe-bug.de
Ark und Shalom manifestieren auf dieser 1 1/2 CD das andere House-Frankreich, das stilistischen und Sound-Irrsinn und einen chaotischen Ideen-Quellcode gegen Filterdisco in Derwischstellung bringt. Sie wollen Prince, Spielhalle, Romanthony, No New York, Oldschoolhiphop, knödelsplatteriger Brechstangenfunk, Blubbercore und explodierende Mikrowelle in einem, naja, zwei sein. Und das gelingt ihnen so fett und tausend mal ernsthaft lustiger als Basement Jaxx, dass man ihnen das goldene George Clinton WahWah-Pedal verleihen möchte. Vitaleren Kaputtnik-Funk mit Sporen für japanische Noisecore-Schüler gibt's auf keinem Containerfriedhof. Diese 16 Tracks hat bestimmt Nero auf Repeat-Modus gehört, als er die Fackel an Rom legte.

FrenchKantizer (T.I.M.E.C.)
C'était surtout du côté "maison" que ça pleuvait. "Alors eux, là, le label, je les tue ! Et la distrib' je lui fais péter son trou d'uk', tiens, el' pourra toujours chercher à évacuer après ! Non, mais attttends (y dit ça parfois-z-Ark quand il est-t-estomaqué…), un album , t'y tiens, forcément, et ils t'emballent ça dans de la merde… regarde, tu l'ouvres, et il s'émiette ! (Keukeu éxagère toujours un peu sur le choix des mots, mais sur le fond il avait raison…)" Il l'a jeté. Puis, bon, on lui a demandé si on pouvait l'écouter… "Nan !" Y voulait pas. Fallait d'abord qu'on l'écoute nous rappeler que "si y avait une pochette avec Pierre La Police comme illustrateur, on n'était pas obligé de prendre un papier de merde qui faisait pas du tout ressortir les belles couleurs de La Police". J'avais, comme vous vous en doutez, jamais vu Keukeu défendre avec autant de véhémence les couleurs de la police, d'ailleurs je ne l'avais jamais entendu la défendre tout court. Et la tournure, car c'en est une, soyez-en sûrs… messieurs de la police, est un peu facile, mais "pensée (une pensée), c'est écrit car sinon c'est perdu". Bon, donc, là, Keukeu avait piqué ma machette. (C'est shôoo, hein ?) Je l'ai retenu avec mon bras… Euh, non. Je lui ai donné un coup, à boire. Il était encore plus excité, mais il a posé l'instrument contendant. Et il a grommelé, téléphoné, héructé, brandit le glaive de son honneur qui avait été irrémédiablement bafoué… Comme quoi il y tenait à son album. Finalement, au bout de trois semaines, ça s'est arrangé. On a eu la version vynile… Nân, je rigole. Y-z-ont tout refait et c'était super. C'était une erreur. Pas l'album, le plastoque autour. Maintenant, le plastique il est beau. Si. "a je ne peux pas vous l'expliquer pourquoi le plastique il était bô maintenant, mais en tout cas c'est pro, du real packaging… Et l'album, c'est calibré totale èclatshhh. Sec comme de la funk-électro, rond comme de l'électro-funk. Respectant des premières impulsions éclatantes ou maniaco-bidouillant des instrumentaux constructivistes, les deux accolytes de Shalark font aussi parler leur énorme plaisir à tripoter des instruments en tout genre avec des gaillards de partout. L'album, riche d'ambiances éclectiques, transpire la fraicheur. En somme, on a échappé au bain de sang (sur papier), mais l'album, c'est bien de la sueur fraîche.
Alors emballons-nous : La sonorité très homogène des seize morceaux sonne, brillante (c là que j'memballe, tu parles), comme la remarquable résultante de la volonté artistique de Shalark à produire une musique expressive (c mieux et c pas si con). Il y a également ce sentiment, présentant quelque similitude, que Some of them don't participe réellement à une sorte de rafraîchissement original de la funk (ou/et du son "house") ne serait-ce que par l'attachement que nos deux lascarss éprouvent à l'égard de cette musique. Une vision très scénique les portait d'ailleurs lors de la conception de l'album et les performances publiques étaient prises, à cette époque, comme autant de tests "grandeur réelle". "a gambergeait ou pas selon la réussite du concert. Mais ça "tournait", à deux ou avec des guests boosters comme Kiki ou Majik Malik. L'album baigne dans cet esprit. Et il a kiffé le Keukeu quand il s'est retrouvé en studio pour des prises comme un vrai band mec. Shalom à la batterie, Nicolas Baby à la basse, Malik à la flûte, et les trois gratteux de service, Ark, M et Seb Martel. Faut donc tout de même dire qu'il y a de quoi faire son bœuf et là, c'est Electro Sweet smoke, même si le titre du morceau est Evil With U (m'enfin, ils m'avaient pas consulté… ) et qu'il clôt l'album. "Officiellement" puisque derrière ce live produisant un son bien punk-dance aux entournures quand ça se lâche, un morceau fantôme froisse le silence. Irruption impromptue de la langue et de l'imaginaire arménien sur fond destroy, Vincent Ségal déploie les cordes son violon électrorientaliste et le dénommé Ardag nous conte les aventures d'Ourma, petit ours face au dragon. Je vous le dis parce que c'est vrai, pas pour vous faire chier ou vous endormir. Et si je ne vous l'avais pas dit, vous seriez restés là pendant des heures et des heures, prostrés, souvent dans vos toilettes, cadre bizarrement propice à l'inspiration, à vous demander ce que cela racontait un tel morceau fantôme.
Sinon, Majik Malik, loin de passer trépas (et même plutôt déchaîné ses derniers temps), a également participé de toutes ses cordes au sautillant El Son, comme à tous les morceaux entraînants du disque, mais celui-ci est particulièrement empreint d'une certaine légèrté. La flûte virevoltante, sûrement, qui produit un refrain tonique-truand. Un peu le contraire de morceaux comme Like a Bird ou Like Oizo qui, hormis la douce mélodie jacksonisante de Malik-vocal sur le premier, sont des prods qui se posent là, bien massives, avec l'énorme guitare de Seb Martel, camarade de route des sus-nommés Shalom, Loureau ou Malik. Monsieur Oizo est aussi de la partie, remixant l'électrifiant Like a Bird qui devient… Like Oizo. Celui-ci a également autorisé Shalark à mettre leur remix de Last Night sur l'album. Comme le voulaient les deux lascars. As Long, avec Juan Rozoff aux vocalises, est un morceau autrement plus lent et langoureux qui m'a rappelé immédiatement un très beau morceau de Chez Damier et Ron Trent, Someday. "a parle de la même chose : d'amour. Et c'est tout aussi beau. Xanax-Kikit, avec qui Keukeu entretient des relations hautement fidélisées, est toujours hi-tek sur Oasis, mais rien n'y fait, s'il est le seul énergumène humanoïde dans cette oasis, je n'y mets pas les pieds. Plutôt crever de soif que d'affronter un homme des cavernes des années 2000, ce sont les pires. Mais le morceau déchire autant que l'impressionnante voix graveleuse de Kiki reprenant les lyrics de Morris Day de The Times.
Pétri de ces influences punk-jazz, Shalark est aussi la formule agglomérée entre la gratt et, un-peu-beaucoup-mais-pas-toutes, les prog' de Ark, donc, et Shalom, mister Bass plus tout plein de choses quand il en a envie. Un énergumène qui traine ses guettres dans toutes sortes de formations telles que M ou celle de Julien Loureau, tout en ayant osé former Mozesli, avec Marlon. J'voudrais pas dire mais ses basses-guettres, elles ont cotoyé de beaux sommets où la neige immaculée n'attend plus que vous y traciiez votre sillon. D'ailleurs, c'est bien ce qu'on entend : de la funk grouillante, rafraichie, électroniquement claquante, humainement clinquante (et vice-versa). Un album qui oscille entre spontanéité, innovation et piste de danse tout shooss sur hors-piste bosselé amorti d'une poudreuse étincelante. Redescendons un peu en précisant que c'est très probablement dans la durée que cet opus original va se révéler pertinent puisqu'il refuse toute compromission à l'éphémère esprit commercial du moment (par définition, putaing , c'est pas la pine del perciser !) et donc à la complaisance musicale pour nos oreilles. Là, faudrait tout de même que je vous parle de la signification du titre, mais y en a pas… et cela résonne comme la liberté pour certains de refuser.
* Katapult : le magasin qui fait avancer les choses à risPa-en-rillette, un label qualité underground (qui est bien gentil de faire travailler Keukeu).
** Discograph : le distrib' de folie qui prend des risques avec l'underground, soutient l'underground et promeut l'underground. Et une branche "complémentaire", plus variét et tout le tralalilala. Lalali lalala… Naâan ! Bah si. Et encore… Oulala plutô le chien alors. Rrrr, non mais,shut !!-vlan' claque clic-clac c'est vendu. On n'en parle plus.

FrenchMcm.net
Genre: funk house débridée
Origines: Shalark, c'est une histoire de famille. Baignés dans le même monde, celui de l'underground, DJ Shalom et ARK (Guillaume Berroyer), réunissent leurs amis afin d'assouvir une envie, réunir leurs influences et réaliser un album. Mathieu Chedid (M), Nicolas Baby (FFF), Juan Rozoff et Mr Oizo se prêtent volontiers à ce petit jeu musical, expérience sonore plaisante pour ces nouveaux trublions de la variété française.
Ingrédients: beats triturés, guitares et claviers saturés, rythmiques découpées à la hache, ambiances obscures, Shalark n'épargnent pas leurs machines. Some of Them Don't part dans tous les sens, et aucun n'est interdit. Electronica dark (Cedex), funky house (I Guess You), break rock (Evil With You) ou love soul (Kandy Paï), leur musique s'anime d'une flamme funky ou paradoxalement très sombre, du début à la fin. Tableau d'honneur pour Juan Rozoff qui, après son apparition sur You're the One de Booster (Blue Note), continue de nous surprendre (et continue de chanter en Anglais !). Some of Them Don't est très certainement l'album fusion français le plus abouti depuis de (trop) longues années.

EnglishSonicgroove.com
Chopped up french tech-house funk and hip hop from the innovative ARK crew. very good full length LP.

EnglishTigersushi.com
Their styles stay on point it's the joint ! Shalom and Ark engaged in osmotic fusion on those 12 extremely tight, funky, banging and innovative tunes. There is a little bit of everything here : Groove, Noises, Techno and Leftfield, some Shifing Gears flutes but hell! it's not the usual crossover swindle. Each behemoth from Nikshalark to I Guess You kicks it oldstyle while bringing something excitingly fresh and new, not that novelty flavor that fades within the week, but an inner twistedness, an arrogant carelessness and an extremely enjoyable easy feeling that do it now and will do it in ten years time. Completely doped up when compared to initial Shalark EP cuts -Kandi Pai etc. featured here as bonus tracks- the music is under the spell of Le Magicien D'Os and produces quite conclusively the equivalent to a boner that never ends. Some of them don't but not that many won't.

EnglishWordandsound.net
A concentrate of 40 minutes of pure energy and ground-breaking music explorations, taking you to new and unexplored territories where funk music sounds definitely futuristic.''some of them don't'' features great collaborations, such as the jazz flutist magic malik, seb martel, m (mathieu chedid) and his firing guitar, the french funkster juan rozoff, swinkels' mc kiki (xavier vindard), and the illustrator pierre la police for the artwork. wicked!

Artwork :
shalark some of them don't